ABANDON DES PATIENTS IMMOBILISÉS

DÉRIVES DU SYSTÈME MÉDICAL MODERNE ET ABANDON DES PATIENTS IMMOBILISÉS

1. Constat général

Depuis plusieurs années, le système médical français s'appuie massivement sur :

  • des plateformes numériques (Doctolib, téléconsultations)
  • des logiciels hospitaliers complexes
  • des écrans géants en bloc opératoire
  • des outils d'aide au diagnostic informatisés

Cette évolution, présentée comme un progrès, entraîne des dérives graves pour les patients les plus vulnérables.

2. Disparition des visites médicales à domicile

Les médecins généralistes ne se déplacent quasiment plus. Conséquences :

  • Les personnes immobilisées, invalides, empoisonnées, cardiaques, âgées sont exclues du soin ;
  • Les patients doivent obligatoirement passer par Doctolib, même lorsqu'ils ne peuvent pas se déplacer ;
  • Les secrétariats renvoient systématiquement vers la plateforme, même en cas d'urgence ou d'incapacité physique.

Cette situation crée une rupture totale de prise en charge pour les personnes dépendantes.

3. Doctolib : une barrière numérique

Doctolib est devenu la porte d'entrée obligatoire pour :

  • Prendre rendez-vous
  • Annuler
  • Recevoir des documents
  • Accéder aux soins

Mais Doctolib n'est pas conçu pour :

  • Les personnes immobilisées
  • Les victimes de scandales sanitaires
  • Les personnes en invalidité
  • Les personnes sans smartphone
  • Les personnes isolées ou en détresse

Résultat

: 👉 exclusion numérique,

👉 rupture de soins,

👉 patients abandonnés chez eux.

4. Dépendance excessive aux écrans dans les blocs opératoires

Dans les blocs opératoires modernes :

  • Les chirurgiens regardent les écrans, pas le patient ;
  • Les gestes sont guidés par des images numériques ;
  • Les robots chirurgicaux sont pilotés via consoles ;
  • Les logiciels d'aide au diagnostic influencent les décisions.

Conséquences :

  • Erreurs monstrueuses liées à des images mal calibrées ;
  • Diagnostics faussés par des données incorrectes ;
  • Perte du geste clinique traditionnel ;
  • Surcharge cognitive des équipes médicales.

Ce n'est pas une théorie : 👉 des incidents graves surviennent chaque jour en France et ailleurs.

5. Abandon des victimes de scandales sanitaires

Les personnes reconnues victimes (ex. Mediator, benfluorex) subissent :

  • Absence de suivi adapté ;
  • Impossibilité d'obtenir des visites à domicile ;
  • Obligation de passer par Doctolib malgré l'invalidité ;
  • Mépris administratif ;
  • Ruptures de soins malgré les reconnaissances officielles de l'ONIAM.

Les victimes reconnues sont traitées pire que les animaux chez les vétérinaires, qui eux bénéficient d'un examen physique systématique.

6. Conséquences humaines

Ces dérives entraînent :

  • Isolement médical total ;
  • Aggravation des pathologies ;
  • Impossibilité d'accéder aux soins ;
  • Détresse psychologique ;
  • Perte de confiance dans le système de santé ;
  • Sentiment d'abandon et d'humiliation.

7. Position d'OSE

OSE considère que :

  • La numérisation du système médical ne doit pas remplacer l'humain ;
  • Les patients immobilisés doivent bénéficier d'un accès prioritaire aux visites à domicile ;
  • Les victimes reconnues par l'ONIAM doivent être suivies, accompagnées, respectées ;
  • Les outils numériques doivent être optionnels, jamais obligatoires ;
  • Les dérives technologiques en bloc opératoire doivent être documentées et surveillées.

OSE demande :

  • Un plan national de réhumanisation du soin ;
  • La réintroduction des visites à domicile pour les patients invalides ;
  • Une révision de l'usage des écrans en chirurgie ;
  • Une prise en charge spécifique des victimes de scandales sanitaires.

8. Conclusion

Le système médical moderne, censé aider, exclut aujourd'hui les personnes les plus fragiles. Les outils numériques, imposés sans discernement, créent une rupture de soins pour les patients immobilisés, invalides ou victimes de scandales sanitaires.

OSE alerte :

👉 La technologie ne doit jamais remplacer l'humanité.

👉 Les patients vulnérables doivent redevenir prioritaires.